mardi 9 octobre 2018

Vite et fort : dans le mur...


Le GIEC dit que l'on va pas y arriver alors la presse ne se presse pas...
Lundi 8 octobre 2018 rapport du GIEC, Libé en fait sa une :
C'est maintenant ou jamais que l'on peut encore sauver l'humanité.
A la quatrième de couverture : on a le choix entre une 3 ou 5 portes (122gCO²/km...)
On a l'air de quoi à lire ça ?



Dans le journal page 4 on peut lire un article inquiétant sur l'état d'une zone -anciennement- humide en Irak. Les gens perdent leur bétail, ils perdent leur habitat, leur terre, leur paix et doivent fuir et habiter dans de nouveaux lieux, "potentiellement violents" (on est en Irak : violent est faible) ou fuir encore plus loin : immigrer. 
Mais de tout ça on s'en tape : parce qu'en Irak, il y a du pétrole et que l'annonceur choisi pour accompagner votre lecture vous matraque la cervelle d'un printemps total : pluie de bonne nouvelle : votre énergie sera moins chère !


Ce torchon n'est même plus bon pour les toilettes : qui voudrait s'essuyer avec un papier plein merde ?...

En parlant de derrière, mon auguste se serait délecté du verso de cette page verte. Il y a un article sur l'AlternatibaTour arrivé à Bayonne hier en modèle de la transition. Un tour des alternatives locales de transition efficace au quotidien comme changer de fournisseur d'électrcité... mais par pitié pas chez total... de faire du vélo, de faire dans des toilettes sèches, de construire en paille, de soutenir une amap...


Est citée l'expérience initiée à Grande Sinthe des transports en commun gratuits dans l'agglomération de Dunkerque et d'après Jadot "maintenant les parking se vident". Qu'est ce que Libé attend pour vider les voitures de ses pages... Faut-il interdire la pub des fossils comme celles des cigarettes ? Est-ce nécessaire d'en passer par des interdits pour que l'opinion accepte enfin de lire que conduire n'apporte pas de plaisir mais que comme fumer, CONDUIRE TUE ?

Heureusement que Txtex est cité ça rappelle que les solutions joyeuses existent et qu'il faut y croire. Sa vision est polarisante mais elle est sans ambiguïté : "C'est une bataille culturelle pour valoriser la sobriété conviviale face au consumérisme capitaliste".

Alors vite et fort ou lent et doux ? à NOUS de choisir !