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lundi 30 septembre 2019

Montée des eaux : le président Macron dans la vague !



Les militants de Bizi ont transporté un portrait du président de la République décroché à la mairie de Saint-Jean-de-Luz à la plage afin de communiquer sur les conséquences du réchauffement climatique.
Le portrait présidentiel d’Emmanuel Macron, décroché le 28 mai dernier à la mairie de Saint Jean de Luz, a été sorti ce vendredi 27 septembre à la mer. Des militants et militantes de Bizi ont en effet "voulu lui montrer les conséquences possibles du réchauffement climatique en cours d’accélération sur les océans et les littoraux côtiers, telles qu’elles ont été décrites dans le rapport spécial qu’a publié le GIEC ce mercredi 25 septembre".

samedi 1 décembre 2018

Opération Nettoyage Société Générale






A Bayonne , à Toulouse on se prépare au grand nettoyage .

Pas question de passer l'éponge sur les agissements de la Société Générale. 

Pour ceux qui ne peuvent se déplacer , une petite action indirecte nationale est proposée : poster un max d'éponges au Siège, entre le 7 et le 14 décembre.










mardi 23 mai 2017

Les Nainsdignés lancent le grand défi des alternatives

 16 mai 2017 / Margaux Desdet (Reporterre)




Lundi matin 15 mai, dans 17 villes de France, des centaines de nains de jardin, surnommés les « naindignés », manifestaient dans les rues. Ils ont été source d’interrogation pour les passants, comme sur les réseaux sociaux derrière les hashtag #naindigné. Ce n’est qu’en fin de journée que le mystère a été dévoilé : ce happening, à l’initiative de la dynamique citoyenne pour le climat Alternatiba, a annoncé le lancement du Grand Défi des Alternatives, proposé à l’ensemble des citoyens. Comme le précise Cécile Marchand, la porte-parole, « il fallait enclencher la transition écologique et sociale sans attendre que la solution vienne d’en haut ». Ces #Naindigné sont donc devenus les symboles de la détermination à construire des alternatives durables. Car si les initiatives solidaires se multiplient et prennent de l’ampleur, elles sont encore trop marginales pour faire système.
Engagée dans la promotion d’alternatives concrètes au dérèglement climatique depuis 2013, Alternatiba lance une campagne en deux temps. Première étape : impulser le passage à l’action des citoyennes et des citoyens. Elle lance d’ailleurs une grande plate-forme en ligne pour relever ce défi, pendant que des mobilisations se préparent. « Le but est de réaliser des actions concrètes sur 200 jours : c’est ce qu’on appelle le crowdacting. Chacun peut ainsi rejoindre une équipe, découvrir les défis près de chez lui et relever ceux de son choix. On peut s’engager pour la transition énergétique, la finance solidaire ou l’alimentation durable », précise Cécile Marchand. La deuxième étape sera d’intégrer les collectivités locales dans le mouvement.




Naindignez vous !

mercredi 5 avril 2017

BNP Paribas Tête d'affiche ...



 " Choisis ta banque " :   Le guide  indispensable à diffuser largement  y compris...aux agences bancaires de votre commune de résidence.

mardi 24 janvier 2017

Victoire contre l’évasion fiscale !


Relaxe totale pour les Faucheurs de Chaises :
victoire contre l’évasion fiscale  !


Dax, le lundi 23 janvier 2017 - A 13h30 aujourd’hui, le tribunal de Dax a confirmé la relaxe totale pour Jon Palais, premier Faucheur de chaises à être passé en jugement. Cette décision, qui légitime les actions de réquisition de chaises menées par des milliers de personnes depuis 2015, est une victoire symbolique dans la lutte contre l’évasion fiscale et pour la transition sociale et écologique.


En prononçant la relaxe pour la totalité des chefs de poursuite à l’encontre de Jon Palais, le tribunal de Dax reconnaît le caractère symbolique des actions de réquisition de chaises permettant de dénoncer tant l’impunité fiscale que le manque de financement de la transition sociale et écologique. Il légitime toutes les actions menées par les milliers de personnes qui ont participé depuis 2015 au mouvement des Faucheurs de chaises.

Cette décision du tribunal confirme les réquisitions faites lors du procès le 9 janvier [1] par les deux avocates de Jon Palais, Eva Joly et Caroline Joly, mais aussi par le Procureur de la République qui avait lui-même dénoncé l’évasion fiscale pendant l’audience et avait préféré qualifier les réquisitions de chaises “d’emport” et non de vol. Jon Palais était le premier Faucheur de chaises à passer en jugement suite à une action de réquisition menée le 19 octobre 2015. Il risquait 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour “vol en réunion”.

Il s’agit d’un véritable désaveu pour la BNP Paribas, à l’origine de la plainte. La banque s’était retrouvée mise sur le banc des accusés le 9 janvier lors de la plaidoirie d’Eva Joly qui avait rappelé son implication dans l’évasion fiscale et sa présence dans les paradis fiscaux. Ce ne sont en effet pas les lanceurs d’alerte et les Faucheurs de chaises qu’il faut poursuivre, mais ceux qui pratiquent et organisent l’évasion fiscale, et cette décision doit servir de leçon à la BNP Paribas pour qu’elle cesse de poursuivre les militants. 


La BNP Paribas est en effet à l’origine du second procès d’un Faucheur de chaises, celui de Florent Compain, président des Amis de la Terre France, qui se tiendra à Bar-le-Duc le 11 avril. Le collectif des Faucheurs de Chaises appelle à la poursuite de la mobilisation à cette occasion ainsi que lors de la semaine d’action mondiale contre l’évasion fiscale qui débutera le 3 avril 2017, date anniversaire de la publication des Panama Papers. Il demande à ce que soient mises en oeuvre ses revendications concernant l’évasion fiscale et le financement de la transition écologique et sociale [2].

On lâche rien!

 

jeudi 12 janvier 2017

Le procès...de l'évasion fiscale



L'arrivée de Jon au palais...




Au tribunal 


 

Les enjeux



Le résumé d'une journée historique




En conclusion : " ce que demande le procureur ... "


Mis en délibéré, le jugement sera connu le 23 janvier.


A lire : Le reportage complet de Reporterre .

et celui de Kaizen


lundi 2 janvier 2017

Siège fiscal : le feuilleton du procès



Episode 1 : Réquisition première prise...




Episode 2 : Où sont les chaises ?




Episode 3 : Les chaises  au sommet


 


Episode 4 : Les chaises . Le retour


 



Episode 5 : le procès







Vous n'êtes pas disponibles le 9 janvier mais vous souhaitez aider à l'organisation de ce procès c'est possible en cliquant ICI




jeudi 17 novembre 2016

“Apostrophes” spéciale évasion fiscale à la BNP Paribas de Biarritz

Ce mercredi 16 novembre, à 10H30, 31 militants de l’association Bizi ! ont occupé une agence de la BNP Paribas de Biarritz, pour dénoncer le rôle de cette banque dans l’évasion fiscale. Ils entendaient également manifester leur solidarité avec Jon Palais, membre de leur association, qui sera jugé le 9 janvier au Tribunal de Dax pour « Vol aggravé » et risque jusqu’à 5 ans de prison. 


La BNP Paribas avait en effet porté plainte contre Jon Palais pour avoir participé à une action de réquisition de chaises dans une de ses agences de Paris. Cette fois, les militants de Bizi sont arrivés équipés de chaises qu’ils ont installées dans l’agence. Ils ont ironiquement recréé un plateau de la célèbre émission Apostrophe, animée par un faux Bernard Pivot, et entièrement consacrée à … l’évasion fiscale !

Aux côtés du faux Bernard Pivot, de faux auteurs ont lu de longs extraits de livres tout à fait authentiques quand à eux, aux titres particulièrement évocateurs : « Ces 600 milliards qui manquent à la France » d’Antoine Peillon ; « Les paradis fiscaux » de Christian Chavagneux et Ronen Palan ; « L’impunité fiscale. Quand l’État brade sa souveraineté » d’Alexis Spire et Katia Weidenfeld ; « Le livre noir des banques » d’ATTAC et de Basta ; « Tentative d’évasion (fiscale ) » de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot ; « Les paradis fiscaux. Enquête sur les ravages de la finance néolibérale » de Nicholas Shaxson ; « Le secret le mieux gardé du monde. Le roman vrai des Panama Papers » de Bastian Obermayer et Frederik Obermaier ; “La grande évasion. Le vrai scandale des paradis fiscaux” de Xavier Harel ; « Sans domicile fisc » d’Alain et Eric Bocquet.
                                                                     

Personnel et clients de la banque ont ainsi eu droit à la lecture de passages entiers de ces ouvrages décrivant le coût et les mécanismes de l’évasion fiscale, du rôle joué par les banques et notamment la BNP Paribas dans ce fléau, et listant un certain nombre de propositions visant à mettre fin à l’impunité dont elles bénéficient en la matière. Pendant ce temps, d’autres membres de Bizi distribuaient des tracts appelant à « faire le siège des banques organisant l’évasion fiscale » les 9 et 10 décembre dans le cadre de journées nationales d’action organisée par la collectif «#FaucheursDeChaises » composé par les Amis de la Terre, ATTAC, ANV-COP21, Bizi et Solidaires Finances Publiques.
A Bayonne, Bizi donne rendez-vous pour une nouvelle action le samedi 10 décembre à 9H30 à son local du 22, rue des Cordeliers. Les sympathisants sont invités à venir « munis de chaise ».
Max Rademacher, porte-parole de Bizi!, a également appelé à se mobiliser massivement pour le procès de Jon Palais, le lundi 9 janvier à Dax. « Nous en ferons le procès de l’impunité fiscale ! Ce ne sont pas les lanceurs d’alerte qu’il faut juger mais « l’évasion fiscale en banques organisée » ! »





mardi 15 novembre 2016

" On est tous faucheurs de chaises ".

 
IRRINTZINA N°7 - "On est tous faucheurs de chaises" avec Patrick Viveret from fokus 21 on Vimeo.




L’évasion fiscale coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an au budget de la France. Plutôt que de diligenter la police et la justice contre les militant.e.s, les pouvoirs publics feraient mieux de mettre un terme à cette situation intolérable. L’argent de la transition écologique et sociale existe, il est dans les paradis fiscaux !

« Ce ne sont pas les faucheurs de chaises qu’il faut juger, c’est l’évasion fiscale en bande organisée ! »

mardi 25 octobre 2016

Désobéir pour le Climat


 
IRRINTZINA N°4 - Geneviève AZAM - économiste et conseillère scientifique d'ATTAC from fokus 21 on Vimeo.



Si nous ne voulons pas sortir ce film de manière confidentielle , dans quelques salles obscures et que tout le travail de deux années soit réservé à une poignée de militants déjà engagés , nous avons besoin de moyens.

Pour que le mouvement de la justice climatique grandisse , il est important de raconter ce qui a déjà été construit et qui a réussi.

Fin du financement le 1er décembre 2016

N'attendez pas les derniers jours , contribuez dès à présent !

Rendez vous sur la plateforme Zeste de la NEF: 


 


mardi 12 avril 2016

De la COP21 au sommet pétrolier de Pau : lancement d’une stratégie d’action non-violente et déterminée pour le climat

De la COP21 au sommet pétrolier de Pau : lancement d’une stratégie d’action non-violente et déterminée pour le climat

Le sommet du pétrole offshore MCEDD (1), organisé dans le fief de Total à Pau, a été bloqué et perturbé par des militants climat pendant trois journées d’affilée, du 5 au 7 avril 2016. Des vagues d’actions non-violentes et déterminées ont permis de créer des conditions d’anormalité autour de cette rencontre entre les plus grandes compagnies pétrolières comme Total, Shell, BP ou ExxonMobil et des exploitants offshore, montrant ainsi qu’après la COP21, certaines choses ne peuvent plus se dérouler comme avant, et ouvrant la voie à une nouvelle séquence de mobilisation pour le climat.
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Dès le premier jour du sommet MCEDD, plusieurs groupes d’activistes sont parvenus à franchir le dispositif de sécurité, ouvrant les accès à 300 militants qui ont occupé l’esplanade du bâtiment pendant toute la journée
Bloquer le sommet du pétrole offshore pour enclencher « l’après-COP21 »
C’est le mouvement Action Non-Violente COP21, créé quelques mois avant la COP21 (2), qui a lancé l’appel à bloquer le sommet MCEDD. L’appel n’a été lancé que le 26 février 2016 (3) et pourtant, en seulement six semaines, cette campagne de mobilisation a rassemblé plus de 500 activistes climatiques, en pleine semaine, dans le « Camp Sirène », un camp climat installé au Village Emmaüs Lescar-Pau pendant 7 jours d’affilée, et a permis de mener des actions directes non-violentes massives et déterminées pendant les trois journées du sommet.
Cette mobilisation climat s’inscrit dans la suite logique de la mobilisation COP21. L’objectif était non seulement de bloquer ce sommet, mais aussi d’enclencher une nouvelle phase d’action « post-COP21 » autour de la logique suivante : faire appliquer les engagements – pris par les États du monde entier dans l’Accord de Paris –  de contenir le réchauffement climatique en deça de +1,5°C ou +2°C maximum.
Action non-violente et déterminée
Les actions pour bloquer et perturber le MCEDD ont toutes été menées à visage découvert, de manière à la fois strictement non-violente et très déterminée. Certaines actions ont même été particulièrement offensives, notamment les actions de franchissement pour pénétrer dans le site du Palais Beaumont où se tenait le MCEDD, et qui était protégé en permanence par un dispositif policier et des clôtures de sécurité de 2 mètres de haut. Des groupes de dizaines d’activistes, serrés les uns contre les autres en blocs compacts, progressant au pas de course vers le Palais Beaumont et renversant les barrières de sécurité avant de traverser les lignes des forces de l’ordre pour atteindre les accès du centre de congrès ont été particulièrement spectaculaires (4).
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Franchissement des barrières et des lignes des forces de l’ordre au premier jour de l’action. Les activistes de la première ligne étaient équipés de boucliers en mousse et de rembourrages en paille. D’autres activistes avançaient en se versant de la peinture sur eux-mêmes afin de déstabiliser les forces de l’ordre.
Pour autant, les militants n’ont jamais usé de violence contre les policiers ou les congressistes, et n’ont à aucun moment répondu par la violence physique ou verbale aux coups de matraques et aux gazages qu’ils ont subis, et s’efforçaient même constamment d’établir le dialogue avec les policiers et les gendarmes pendant les trois journées d’actions. Les activistes répondaient aux violences policières en scandant « La police doucement ! On fait ça pour vos enfants ! » et en chantant le refrain d’HK « Sans haine, sans arme, sans violence ».
D’autres actions d’interposition physique ont eu lieu comme le blocage des portails d’un hôtel 5 étoiles où étaient hébergés les plus hauts responsables des compagnies participantes au MCEDD, afin de les empêcher de se rendre au sommet, ou encore le blocage d’un camion logistique de l’organisation du sommet.
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Deux activistes immobilisent un camion logistique à l’entrée du MCEDD en bloquant leurs bras sous le véhicule
Des activistes ont également déjoué les trois niveaux de sécurité du Palais Beaumont et sont parvenus à s’infiltrer à l’intérieur même du bâtiment, pour s’enchaîner sur la scène juste avant les discours d’ouverture dès le premier jour. Les activistes se sont alors exprimés pendant dix minutes devant tous les congressistes dès le début du sommet, changeant du tout au tout le contenu du programme prévu par les pétroliers ! Plusieurs congressistes nous diront par la suite avoir particulièrement apprécié cette prise de parole, et être sensibles tant au message exprimé qu’au choix de la non-violence pour les actions menées tout au long du sommet.
Les rapports de force et les rapports de conscience
Plusieurs actions ont permis de bloquer effectivement le sommet de manière temporaire, bloquant des dizaines de congressistes à l’extérieur, et en dissuadant d’autres qui faisaient demi-tour. Si le sommet a malgré tout pu se maintenir tant bien que mal pendant les trois journées, il s’est déroulé dans des conditions complètement anormales en raison des dispositifs policiers permanents, des perturbations incessantes, de la répression policière sur les militants, et du projecteur médiatique qui s’est pointé sur le Palais Beaumont pendant toute la durée du sommet.
Si les actions non-violentes offensives ont provoqué des réactions de répression policière et de forts moments de tension, l’attitude non-violente et la recherche permanente du dialogue de la part des militants, tant avec les forces de l’ordre qu’avec les congressistes, ont permis de nombreux échanges, y compris pendant les moments les plus surréalistes comme les blocages et les délogeages.
Nous croyons en la force de persuasion.
Si les actions non-violentes ont ébranlé le dispositif policier, elles ont aussi ébranlé certaines certitudes. Jusqu’au dernier jour, quand les congressistes sont sortis du Palais Beaumont, nous étions encore présents pour leur proposer de discuter avec eux, ce que la plupart ont accepté. Ces échanges avec les congressistes et les forces de l’ordre ont peu à peu permis de faire évoluer les regards qu’ils portaient sur nous, nous faisant sentir que notre message avait une certaine portée, et que nous faisions tomber des barrières psychologiques, parfois de manière aussi spectaculaire que quand nous renversions les barrières de sécurité. Convaincus que c’est aussi dans les consciences qu’il faut faire bouger les lignes, il y a eu de la part des militants une volonté impressionnante de convaincre, et pas seulement de bloquer. L’un de nous s’est adressé à un policier avec une assurance déconcertante : « bientôt, vous viendrez avec nous, vous savez pourquoi ? Parce que c’est vos propres familles qui seront en face de vous »
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L’attitude déterminée, dans l’interposition comme dans le dialogue, traduit le caractère impérieux de la cause climatique, et confère à l’action contre le changement climatique une légitimité de plus en plus forte, tant vis-à-vis de la presse que de la population. Cela s’est ressenti dans la presse mais également dans la solidarité que la population a exprimé envers notre mobilisation, en nous apportant de la nourriture, en nous fournissant des hébergements et des moyens de transports, et en finançant la campagne via l’opération de « crowdfunding ». Certaines personnes ont également partagé avec nous des informations afin de nous aider à poursuivre la lutte contre les compagnies climaticides, ce qui témoigne là aussi d’une progression des prises de consciences.
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Pendant la chaîne humaine, qui a rassemblé 600 personnes dans le parc du Palais Beaumont

Impact médiatique et politique
Il est à noter que Total – qui accueillait l’événement MCEDD – est un acteur économique majeur et respecté dans la région, revendiquant des milliers d’emplois et subventionnant de nombreuses activités locales. Les différentes actions menées en opposition au sommet ont pourtant provoqué un débat au niveau de la région de Pau, notamment grâce à la presse locale, qui a couvert la mobilisation de manière quotidienne et en relayant largement les revendications des militants. Deux personnalités politiques locales se sont affrontées, par tribunes interposées dans la presse : le député des Pyrénées-Atlantiques David Habib et le maire de Billère Jean-Yves Lalanne – tous deux membres du PS –, le premier qualifiant les activistes d’ « extrémistes » et de « fous » (5), et le second réagissant en saluant « l’intelligence humaine, l’humour et la créativité » des organisateurs de ces actions « utiles et nécessaires » (6).
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Article de La République des Pyrénées (6)
Dès le lendemain des actions menées contre le MCEDD, vendredi 8 avril, la ministre de l’environnement Ségolène Royal a annoncé à l’occasion de la deuxième conférence nationale de l’océan un « moratoire immédiat sur la recherche d’hydrocarbures en Méditerranée » et déclaré qu’elle n’accorderait « plus aucun permis d’exploration, ni dans les eaux territoriales, ni sur le plateau continental ». Pour le quotidien Le Monde du dimanche 10 avril, cette annonce « sonne comme une réponse aux préoccupations (…) des militants écologistes qui ont tout mis en oeuvre pour perturber la rencontre des grandes compagnies pétrolières et gazières à Pau, à l’occasion du sommet Marine, Construction and Engineering sur le pétrole offshore et le forage en eau profonde, du 5 au 7 avril ». (7)
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Die-in rassemblant 600 personnes le dernier jour de la mobilisation
Un dispositif de relai médiatique particulièrement massif et diversifié
Plusieurs journalistes ont été embarqués, leur permettant d’avoir des images depuis le cœur des actions, mais de nombreux militants ont aussi participé aux opérations en tant que média-activistes, nous permettant d’avoir nos propres images. Le nombre de média-activistes a permis de couvrir la quasi-totalité des lieux des actions en photos et en vidéo, certaines actions étant menées simultanément à plusieurs endroits. Cela a aussi permis une grande réactivité de la communication, et même un véritable direct, certains militants ayant filmé les actions des heures durant en les diffusant directement sur internet. C’est ainsi que certaines personnes ont pu suivre des journées entières d’action depuis leurs ordinateurs ! Ces vidéos en direct étaient complétées par des live-tweets qui permettaient de diffuser à la fois des informations complémentaires, des photos et de courtes vidéos.
La réactivité des photographes et des vidéastes « classiques » était également de mise puisque des albums photos ont été diffusés à la fin de chaque journée, tandis que les vidéastes montaient toute la nuit pour pouvoir diffuser des vidéos finalisées dès le lendemain de chaque action. Ce dispositif permet de multiplier l’impact des mobilisations, en témoigne la vidéo de la première journée d’action qui a totalisé 270 000 vues en seulement 24 heures ! (8) Pendant les opérations elles-mêmes, un tel dispositif apporte également une protection supplémentaire pour les activistes, les caméras, appareils photos et smartphones dissuadant certains agents des forces de l’ordre d’utiliser une violence disproportionnée contre les militants.
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Blocage d’un des accès du Palais Beaumont, au troisième jour d’action.
Urgence climatique et stratégie de l’action non-violente
Ce mode d’action à la fois 100 % non-violent et très déterminé tire sa spécificité de deux éléments : d’une part une conscience de la nature précise du changement climatique, et d’autre part une approche stratégique de l’action non-violente.
Notre détermination tient au fait que nous avons compris qu’un réchauffement climatique de 4°C ou 5°C, que nous sommes actuellement en train de provoquer, correspond à l’ordre de grandeur d’un changement d’ère géologique, qui rendrait la planète littéralement inhabitable pour l’homme et la plupart des espèces vivantes. Avant même un tel réchauffement, le franchissement du seuil d’impact majeur des 2°C aurait des conséquences catastrophiques non seulement sur les générations futures, mais aussi pour les enfants qui naissent aujourd’hui même. L’exploitation de toutes les énergies fossiles disponibles sur la planète provoquerait quant à elle un réchauffement de 9°C, selon Michael Greenstone, professeur à l’Université de Chicago et ancien chef économiste de la Maison Blanche, qui précise : « à + 9°C, nous sommes tous carbonisés ». (9) Cette conscience que le changement climatique est un enjeu central pour l’humanité nous fait alors envisager l’action de désobéissance civile et l’action de confrontation non-violente sous un autre jour, et les rend à nos yeux profondément nécessaires et parfaitement légitimes.
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Banderole enflammée par les militants devant le Palais Beaumont, où se tenait le MCEDD, sous la protection permanente des forces de l’ordre.
Un défi que nous sommes en mesure de relever
Face à ce constat alarmant de la situation climatique, nous échappons pourtant au défaitisme, au désespoir ou au déni. Nous savons d’une part que les alternatives pour des modes de vie qui émettent radicalement moins de gaz à effet de serre existent bel et bien, qu’elles sont déjà à notre portée, et qu’elles peuvent en plus contribuer à créer un monde plus juste et plus humain, plus solidaire et plus équitable. Nous savons qu’elles ne suffisent pas encore à régler le problème climatique que parce qu’elles ne sont pas encore généralisées à une échelle de masse. D’autre part nous croyons en la pertinence de la stratégie de l’action non-violente pour gagner le soutien de l’opinion publique, et pour permettre à la diversité de la population d’agir au sein d’un même mouvement citoyen grâce à la grande diversité des formes d’actions non-violentes.
Nous prenons comme inspiration et comme références des figures comme celles de Gandhi ou de Martin Luther King, ou des mouvements citoyens comme celui des Indignés Espagnols du 15-M. Nous pensons que la stratégie et la philosophie de l’action non-violente peuvent impulser un mouvement citoyen large, à la fois radical et populaire, capable de relever le défi climatique : un mouvement « à la Martin Luther King pour le climat ».
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Pendant l’occupation de l’esplanade du Palais Beaumont, au premier jour de l’action, une militante a lu à haute voix, au mégaphone, un extrait d’un livre de référence : « Stratégie de l’action non-violente », de Jean-Marie Muller (1972)
Une mobilisation non-violente de masse, appelée publiquement à l’avance
Le choix d’appeler à bloquer le sommet publiquement, et à l’avance, a des avantages et des inconvénients. Cela a permis de mettre la pression pendant les six dernières semaines sur les organisateurs du sommet, et ainsi de créer à l’avance des conditions d’anormalité. C’est également une manière d’annoncer le type d’action qui sera mené : le fait d’appeler publiquement montre que l’action de désobéissance civile est pleinement assumée, et c’est aussi une manière d’annoncer dès le départ que les actions seront menées à visage découvert et de manière non-violente. Cela montre aussi une détermination certaine, car nous savons très bien qu’une telle annonce entraîne inévitablement un renforcement de la sécurité autour du sommet, et que cela nous prive de l’effet de surprise, avec lequel nous aurions pu bloquer dès le petit matin tous les accès du sommet avec un groupe beaucoup plus réduit de militants, en déjouant un service de sécurité habituel plus réduit, et non pas un dispositif policier massif. L’effet de surprise est d’autant plus réduit pour nous qu’il est très facile pour les policiers de s’infiltrer dans le camp climat pour recueillir les informations de tous les briefings généraux et des différents groupes de travail, en s’inscrivant au camp climat et en se faisant passer pour un volontaire.
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Un groupe de plusieurs dizaines d’activistes approchant du Palais Beaumont, au pas de course, en scandant « état d’urgence climatique ! », au troisième jour d’action
Car c’est là la spécificité qu’implique le choix d’une action de masse appelée publiquement à l’avance : tout le monde peut s’inscrire, et il y a eu de nombreuses personnes inscrites que nous n’avions jamais rencontrées auparavant. Cette situation ne permet pas de partager toutes les informations sur les actions avec l’ensemble des participants. Il faut trouver un équilibre entre la confidentialité qui garantit la faisabilité d’une action, et le partage d’informations pour instaurer la confiance avec les militants, et pour qu’ils soient très clairement informés des risques physiques et juridiques qu’ils encourent. On donne ainsi les informations générales sur le type d’action qui sera menée, les risques encourus, les objectifs politiques et la stratégie générale, et on ne révèle les objectifs tactiques précis qu’au dernier moment. Cela nécessite une grande confiance des militants envers les coordinateurs des actions.
L’appel public à l’avance a des avantages spécifiques. Le premier étant précisément le fait que cela permet d’intégrer de nouvelles personnes, et de ne pas rester en cercle fermé entre activistes qui sont déjà en lien, qui ont l’avantage de se connaître, mais qui ont la limite d’être moins nombreux. Cela va dans le sens d’un mouvement de masse. De nombreuses personnes qui sont venues participer aux actions de blocage n’avaient jamais mené d’actions de désobéissance civile ou d’actions non-violentes auparavant. Des formations ont été animées pendant le camp climat, notamment sur l’attitude non-violente, les techniques et la stratégie d’action, les risques juridiques, le changement climatique.
Dimension collective de la préparation des actions et de la vie sur le camp climat
Un esprit collectif se crée, un groupe solidaire se forme, la confiance s’établit entre les militants et les coordinateurs des actions, et entre les militants entre eux. Informées et conscientes du dispositif policier, des risques juridiques et des risques physiques liés à la répression, de nombreuses personnes ont franchi pour la première fois le pas de la désobéissance civile, avec une grande détermination, qui n’a pas flanché après les coups de matraque et les jets de gaz lacrymogènes. C’est ainsi qu’on a vu les jours suivants des militants avec des béquilles ou un œil bandé revenir franchir les barrières et les lignes des forces de l’ordre.
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Au premier jour d’action, de nombreux coups de matraque et de jets de gaz lacrymogènes ont été infligés aux militants pour les repousser de l’esplanade du Palais Beaumont… en vain : les militants se sont assis et sont restés en place toute la journée jusqu’à la sortie des congressistes.
La grande diversité des militants présents sur le Camp
Se sont côtoyés sur le Camp Sirène des militants de tous âges même si majoritairement jeunes, des femmes, des hommes, des actifs, des étudiants, certains compagnons d’Emmaüs, des personnes en somme issues de différentes classes sociales, toutes venues avec l’objectif de bloquer coûte que coûte le sommet. La scène surréaliste de Mathieu, en déambulateur, avançant de manière complètement déterminée vers la ligne des forces de l’ordre, médusées, a forcé l’admiration de toutes et tous et restera longtemps dans nos mémoires. Cette diversité, cette représentativité, est une qualité cruciale pour un processus comme ANV-COP21 qui vise à construire un mouvement citoyen de masse, à la fois radical et populaire.
L’avantage tactique de l’action de masse
À moins nombreux, nous n’aurions pas pu réussir à déborder le dispositif policier. Mais à plus nombreux, ce que nous serons bientôt, nous aurions pu bloquer entièrement le sommet. Le fait que nous soyons nombreux nous donne également davantage de légitimité aux yeux de l’opinion publique, et c’est aussi ce qui permet d’étendre encore la diversité des participants. Cela invite davantage de monde à se reconnaître en nous, dévoilant une facette ouverte et accessible de notre mouvement intégrant activistes spécialistes et citoyens sensibles aux questions climatiques.
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Mathieu, en déambulateur, s’est avancé le premier face une ligne de forces de l’ordre se préparant à repousser les activistes entrés à l’intérieur du périmètre du Palais Beaumont.
D’autant que pour des actions menées à 100 ou 200 activistes, comme celles qui ont été menées contre le MCEDD, c’est toute une série d’autres équipes qui ont oeuvré en périphérie pour en assurer le bon déroulement : équipes médicales installées à proximité des sites de l’action, un groupe juridique et un groupe de communication actifs en permanence, des équipes assurant la logistique des actions comme le transport, et encore d’autres équipes assurant la logistique du camp climat qui devait pouvoir accueillir les activistes à leur retour. La grosse organisation que supposent les actions de masse est également un avantage car elle permet à certains militants de ne pas s’exposer aux risques physiques et juridiques, tout en jouant un rôle indispensable à la réussite des actions.
L’émergence d’une nouvelle génération militante, au travers d’une méthode efficace
La campagne de mobilisation Stop-MCEDD lancée par ANV-COP21 a rapidement rassemblé une dizaine d’autres organisations présentant une convergence originale autour du thème du climat et des océans : Alternatiba et les Amis de la Terre qui ont mené – avec ANV-COP21 – l’essentiel du travail de mobilisation des forces militantes, Bizi qui a servi de quartier général pendant tout le mois qu’a duré la préparation de cette mobilisation, le Village Emmaüs Lescar-Pau qui a apporté une précieuse aide logistique et accueilli sur son site le camp climat pendant une semaine, Nation Océan qui a fourni une expertise sur le fond de la campagne, 350.org qui a aidé à la communication et lancé une pétition en ligne (10), les Chrétiens Unis pour la Terre qui ont mené une action de jeûne pour le climat devant le siège de Total à la Défense, Attac qui a participé aux conférences et aux interventions publiques et qui a produit une vidéo marquante d’appel à mobilisation (11), Surfrider Foundation Europe au niveau du plaidoyer et de la préparation d’un happening public, Nicolas Hulot réalisant une vidéo expliquant pourquoi refuser les forages d’hydrocarbures offshore, Friends of the Earth International et Greenpeace apportant également leur soutien de diverses manières.
La préparation de la mobilisation et des actions
Elle a été menée par un groupe de coordination d’une vingtaine d’organisateurs, s’appuyant sur le réseau des groupes locaux d’Alternatiba et d’ANV-COP21 (dans lesquels on retrouve d’ailleurs des militants des diverses organisations partenaires). Il est étonnant de constater que la plupart de ces organisateurs se sont rencontrés il y a moins d’un an, et que presque tous ont découvert l’action non-violente et la désobéissance civile il y a quelques mois à peine au moment du lancement d’ANV-COP21 ou pendant la COP21.
Pourtant, malgré leur courte expérience, ces organisateurs sont parvenus en l’espace de 6 semaines à coordonner une campagne de communication et de mobilisation, préparer un camp climat, sa logistique et son programme de conférences et de formations, trouver les hébergements et la nourriture nécessaires pour les 500 activistes inscrits sur les 7 jours, préparer et coordonner trois jours de rassemblements publics et d’actions de désobéissance civile, mener une campagne de financement participatif et diverses initiatives permettant au projet de s’auto-financer. Diverses équipes ont été mises en places : médicale, logistique, cuisine, communication, juridique… le tout dans des conditions spartiates : les militants dormaient sous des chapiteaux collectifs ou dans des tentes, sans chauffage, le rythme de travail était très intense et les nuits particulièrement courtes.
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Une des équipes médicales, installée de l’autre côté des grilles du Palais Beaumont pendant l’action de blocage de la troisième journée
Des méthodes de travail empruntées à Alternatiba et Bizi
Un tel résultat obtenu par une majorité de coordinateurs « débutants » tient à une certaine méthode de travail, issue d’Alternatiba et de Bizi. Les organisateurs se sont formés sur le tas ces derniers mois en préparant un Village des alternatives, en participant au Tour Alternatiba ou au Quartier Génial d’Alternatiba pendant la COP21. L’organisation est rigoureuse, on observe de la discipline, un respect de la ponctualité, on privilégie la pratique à la théorie (la pratique créant la conscience), l’apprentissage se fait par l’expérimentation (on apprend à marcher en marchant). Depuis Alternatiba Bayonne en 2013, chaque temps de mobilisation a été l’occasion d’augmenter le nombre de coordinateurs. On observe au travers de cette méthode une formation et une responsabilisation très rapide des militants. Mobilisation après mobilisation, les coordinateurs confient chaque fois des responsabilités à d’autres militants, que l’on retrouve en position de coordinateurs à la mobilisation suivante, et qui confient à leur tour des responsabilités à de nouveaux venus, et ainsi de suite.
Cette méthode rigoureuse permet une efficacité organisationnelle, mais on observe également une ambiance conviviale, des repas organisés sur des grandes tablées, des chants et des slogans rythmant les journées, et des rapports bienveillants entre les gens. Plus les jours passent et plus les émotions sont fortes, l’expérience des actions menées collectivement soudent les gens, forgent un sentiment de fraternité et de solidarité. Un de nos vidéastes a pris la parole le soir du troisième jour d’action pour nous confier qu’en nous voyant à travers l’objectif pleurer et souffrir des brûlures des gaz lacrymogènes, et tenir bon malgré tout, lui-même a été ému aux larmes face à tant de détermination. Chacun trouve du courage et puise dans la force collective des ressources pour résister. Cette force collective donne un immense espoir, et renforce le sens de l’action.
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La détermination des militants était encore plus forte au troisième et dernier jour d’action !
Ça ne fait que commencer !
Vendredi 8 avril, au lendemain de la dernière journée d’action, le débriefing général a rassemblé 150 personnes. Les mains s’agitaient en signe d’approbation au fur et à mesure que les prises de parole se succédaient et que les militants formulaient ce qu’ils retenaient de cette semaine : l’organisation, la méthode, la non-violence, l’urgence climatique, la détermination, les alternatives et la résistance, l’apprentissage, la transmission, le partage, la solidarité, la confiance, l’esprit collectif…
Les participants venus de tous horizons semblent désormais partager une vision, mais aussi une pratique. On sent qu’un type d’action non-violente est en train de se mettre en place, et qu’un état d’esprit collectif est en train de naître. On sent un désir de rapporter quelque chose de ce qui s’est passé à Pau pour le partager de retour chez soi, pour continuer à faire boule de neige. On ressent une inspiration, une énergie, une volonté, un élan, un espoir, et on devine un moment fondateur comme celui qu’on a ressenti à Bayonne le jour du premier Village Alternatiba, organisé le 6 octobre 2013, qui avait été le point de départ de toute une dynamique de re-mobilisation citoyenne pour le climat. Certains parlent d’ailleurs de créer un groupe ANV-COP21 à leur retour chez eux.
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Débriefing général au lendemain de la troisième journée d’action, alimenté par le vélo-sono d’Alternatiba
Autant d’indicateurs positifs qui laissent penser que nous avons peut-être réussi, lors des deux années de mobilisation dans la perspective de la COP21, à construire une dynamique effectivement capable de perdurer au-delà du Sommet de Paris, et de continuer à se renforcer.
Plusieurs rendez-vous donnent d’ailleurs l’occasion de renforcer encore le mouvement dans les mois qui viennent : le sommet international du pétrole le 21 avril à Paris, la semaine Breakfree du 4 au 15 mai (12), Ende Gelände du 13 au 16 mai en Allemagne (13), ou encore la mobilisation antinucléaire d’octobre.
Avant de repartir, les militants ont fait une haie d’honneur pour les compagnons d’Emmaüs Lescar-Pau qui les ont accueillis pendant une semaine dans leur village, puis ont entonné à nouveau ce chant emprunté à HK dès la fin du rassemblement au Champ-de-Mars le 12 décembre, à la fin de la COP21 : « c’est pas fini, pas fini, ça ne fait que commencer ! ».
Par Jon Palais, militant Bizi, ANV-COP21, Alternatiba 11 avril 2016
Voir aussi :
(1) Le « Marine, Construction and Engineering Deepwater Development », un sommet de professionnels de la prospection pétrolière et gazière en eaux profondes : http://mcedd.com/
(2) L’appel « Debout et déterminés pour le climat », signé par des milliers de citoyens, lance le mouvement ANV-COP21 en juin 2015 : http://anv-cop21.org/appel
(3) « Bloquons le sommet du pétrole offshore ! » : http://anv-cop21.org/1282-2/
(4) Technique de franchissement inspirée des techniques de rugby et de mouvements militants comme les Tutti Bianchi ou l’action d’Ende Gelände qui a eu lieu quelques mois auparavant en Allemagne, en août 2015 : http://350.org/fr/ende-gelande-wrap-up/
(5) Habib dénonce “les extrémistes” et “les fous” opposés au congrès du pétrole de Pau, La République des Pyrénées, 6 avril 2016 : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/04/06/habib-denonce-les-extremistes-et-les-fous-opposes-au-congres-du-petrole-de-pau,2015997.php?xtmc=p%C3%A9trole&xtnp=1&xtcr=7
(6) Sommet du pétrole à Pau : clash entre Habib et Lalanne, La République des Pyrénées, 7 avril 2016 : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2016/04/07/sommet-du-petrole-a-pau-clash-entre-habib-et-lalanne,2016273.php
(7) Ségolène Royal ne veut plus de recherches d’hydrocarbures en Méditerranée, Martine Valo, Le Monde, 9 avril 2016 : http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/04/09/segolene-royal-ne-veut-plus-de-recherches-d-hydrocarbures-en-mediterranee_4899218_1652666.html#AuTqeLU31wfTTAxp.99
(8) Vidéo Des activistes bloquent le sommet du pétrole offshore sur Facebook : https://www.facebook.com/anvcop21/videos/968185393259786/?pnref=story
(9) Fossiles : dix raisons de sevrer la planète, Isabelle Hanne et Coralie Schaub, Libération, 8 mai 2015 : http://www.liberation.fr/futurs/2015/05/08/fossiles-dix-raisons-de-sevrer-la-planete_1300078
(10) Signer la pétition « Appel de Pau : stop aux forages en eaux profondes ! » ici : http://anv-cop21.org/appel-de-pau-stop-aux-forages-eaux-profondes/
(11) Voir la vidéo réalisée par Attac ici : https://www.youtube.com/watch?v=AjToEVt_EaY
(13) Ende Gelände 2016 : https://www.ende-gelaende.org/fr/

dimanche 14 février 2016

Faites l'amour pas les magasins

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Ce vendredi 12 février, 16 activistes du mouvement Bizi ! ont introduit des affiches proclamant “Pour la Saint-Valentin, faites l’amour, pas les magasins !”  dans de nombreux panneaux de publicité des abribus de Bayonne.
La masse grandissante de publicité fait croire qu’on vit plus aimé et plus heureux en consommant plus, en possédant plus. Elle entretient l’amalgame entre être et avoir, bien loin de l’adage « Moins de biens, plus de liens ».
La Saint-Valentin est devenue une fête du profit déguisée en fête de l’amour. Pour cette occasion, des panneaux de publicité d’abribus ont été détournés par le mouvement altermondialiste basque Bizi! qui entendait dénoncer ainsi la marchandisation de cette journée des amoureux et sa transformation en fête de la surconsommation et du sexisme. Les publicitaires se lâchent : tout est bon pour vendre !
Cette action a pour but de montrer le refus de ces panneaux publicitaires contribuant à la surconsommation et au gaspillage  d’énergie qui enlaidissent la ville et inondent les citoyen-ne-s de messages stéréotypés les poussant à acheter n’importe quoi en toute occasion et à la Saint-Valentin en particulier. Malgré ce matraquage les activistes de Bizi! recommandent de faire preuve de discernement et de rester mobilisé.
Ainsi, ce mardi 9 février 2016, le décret Macron visant à assouplir fortement les règles d’implantation des panneaux publicitaires a été abandonné suite à une forte mobilisation  citoyenne. 60 000 personnes ont participé à la consultation (*) publique où 99% des avis étaient défavorables au projet, témoignage que la mobilisation citoyenne est efficace et peut infléchir une décision politique.
Bizi! appelle les amoureux à ne pas tomber dans le panneau des publicités, et plutôt que de se laisser séduire par des objets de consommation, de leur préférer une soirée plus  romantique et plus authentique !
Samedi 13 février à Bayonne

mardi 9 février 2016

Evasion fiscale : le pont des espoirs

 Bref rappel historique :

Parce qu'ils ne s'assoient pas sur le Climat  des citoyens , depuis des mois , réquisitionnent des chaises dans différents établissements bancaires impliqués dans l'évasion fiscale.( montant estimé à 1000 milliards d'€uros par an à l'échelle européenne ).

Le 6 décembre dernier dans le cadre de la COP 21 se tenait le sommet des chaises.


Paris, le 8 février 2016 – Ce lundi 8 février à 10h30, 200 citoyens ont remis à la justice les 196 chaises réquisitionnées dans les banques impliquées dans l’évasion fiscale, à proximité du Palais de justice de Paris où s’ouvre le procès de Jérôme Cahuzac. Les Faucheurs de Chaises rappellent qu’il ne s’agit pas seulement de juger un homme, c’est le procès de l’évasion fiscale qu’il faut faire !




A l'heure où certaines banques sont implantées dans les paradis fiscaux et financent des projets climaticides , la désobéissance civique est plus que jamais d'actualité.

Les chaises ont été libérées sur le pont des espoirs . La libération des capitaux pris en otage est toujours attendue...

vendredi 25 septembre 2015

Arrivée finale du Tour Alternatiba !


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Après un périple de 5600 km, 187 étapes et 6 pays traversés, le Tour Alternatiba fera son arrivée finale le samedi 26 septembre à Paris !

Fort de la rencontre avec des centaines d’alternatives concrètes, des milliers de porteurs de ces alternatives, et de dizaines de milliers de citoyens, l’arrivée de ce Tour sera l’occasion de cristalliser un mouvement citoyen pour une société plus juste, plus solidaire et à même de relever le défi climatique.

► Le rendez-vous est donné à 15h à la Place de la fontaine aux lions, à La Villette (Porte de Pantin).
De là s’élancera un grand cortège festif et revendicatif pour les derniers kilomètres du Tour. Tout le monde est invité à venir défiler à vélos, skates, rollers, etc., pour la Climate Pride !

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► Le cortège arrivera ensuite à 16h30 place de la République, où seront déjà en place buvettes, restauration, compagnies d’art de rue et animations diverses, à l’occasion d’Alternatiba Paris.

► S’en suivra un Meeting avec des personnalités internationales ! Plusieurs prises de paroles vont ensuite se succéder pour rendre compte de l’immense mobilisation citoyenne rencontrée au cours de ce Tour Alternatiba, et faire de cette arrivée un grand moment émouvant et mobilisateur pour la lutte contre le changement climatique.

Les cyclistes d’Alternatiba introduiront ce meeting, pour parler de leur vécu au cours de ces 4 mois sur les route de France et d’Europe, et Max alias Mali Karma chantera l’hymne officiel du Tour : “On s’mobilise !”

  D’autres chansons viendront animer ce meeting, avec la présence de Kaddour Hadadi, chanteur d’HK & les Salimbanks, ou des Pacific Warriors.
Ces guerriers (non-violents) pour le climat sont confrontés à la tragique réalité de la montée des eaux, qui risque de faire disparaitre leurs îles ! Regroupés au travers de l’ONG 350.org, ces 30 “warriors” issus de 12 nations différentes ont parcouru l’Australie pour s’opposer aux projets climaticides et à l’industrie des énergies fossiles. Ils seront à Paris pour vous parler de leur lutte pour la préservation de leurs îles.
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Naomi Klein fera partie des personnalités apportant leur soutien au Tour Alternatiba, et participera à l’événement à sa manière. Cette écrivaine canadienne et militante altermondialiste est l’auteure de plusieurs livres très critiques sur les dérives du système capitaliste, avec notamment “No Logo” et “La stratégie du choc”. Elle a par la suite travaillé la question du changement climatique avec son dernier livre : “Tout peut changer”. Dans cet ouvrage, elle démontre de façon limpide les liens entre l’économie capitaliste et le dérèglement climatique, et prône une réorientation de nos sociétés vers un modèle durable pour l’environnement, ouvrant également la voie à une transformation sociale radicale vers un monde meilleur, plus juste et équitable.
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Le militant gandhien et altermondialiste Rajagopal PV sera présent au meeting d’arrivée du Tour. Ce leader du monde paysan a montré en Inde que des transformations sociétales profondes pouvaient être obtenues par des actions non-violentes.  Il viendra parler de son combat pour la défense de l’agriculture paysanne, en Inde et dans le monde, face aux institutions et multinationales de l’agro-industrie, notamment à travers l’organisation de grandes “marches”. La dernière, « Jan Satyagraha » en 2012, avait réuni 100 000 manifestants et obtenu des concessions de la part du gouvernement. Sa présence donnera ainsi une résonance spéciale à la “longue marche” du Tour Alternatiba !
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Le final de ce grand meeting sera un grand moment de partage et de convergence des luttes. Des acteurs de lutte contre des projets climaticides et des porteurs d’alternatives que le Tour Alternatiba a rencontré au cours de son périple monteront sur la scène, afin de porter tous ensemble le message suivant :

La transition est en route, nous citoyens de tous les territoires l’avons engagée, alors qu’attendez-vous pour faire de même !?
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► Enfin, des concerts viendront clôturer ce formidable événement, avec HK & les Saltimbanks, Imany, Jehro et Sinsemilia !