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jeudi 19 décembre 2019

Conférence pirate

Des conférences pirates sur le climat organisées dans des agences Société Générale partout en France

Vendredi 13 décembre 2019 - Depuis ce matin et pendant deux jours, des conférences pirates sont organisées au sein des agences de Société Générale dans plusieurs villes de France par les activistes d’Action Non-Violente COP21 et des Amis de la Terre. Une méthode de désobéissance civile non-violente originale pour dénoncer les soutiens massifs de la banque au gaz de schiste et l’appeler à se désengager du projet Rio Grande LNG aux Etats-Unis.

C’est une véritable conférence qui s’est installée ce matin à Paris dans l’agence centrale de Société Générale : une table-ronde à laquelle six intervenantes, parmi lesquelles la représentante de communautés impactées Bekah Hinojosa, venue des Etats-Unis, la députée Mathilde Panot, des porte-paroles d’ONG et de partis politiques comme Léa Balage El Mariky, ont exposé les conséquences d’une finance addicte aux énergies fossiles, devant le public d’employés et de clients présents dans l’agence. Une scène similaire s’est reproduite à Grenoble en début d’après-midi, et plusieurs de ces “conférences pirates” sont prévues sur les journées de vendredi et de samedi.
Entourés des messages “Oudéa - Trump : même combat contre le climat ?” et “Rio Grande LNG : l’avenir de Société Générale à + 5 °C”, les conférenciers ont ainsi démystifié la communication de la banque, parmi les premières à financer le développement du gaz de schiste en Amérique du Nord [1], et qui prétend pourtant oeuvrer pour le climat. “Depuis des mois, nous interpellons par tous les moyens à notre disposition la direction de Société Générale pour qu’elle se retire du projet Rio Grande LNG, clé de voûte de l’expansion du bassin permien aux Etats-Unis, premier bassin de gaz et pétrole de schiste du monde. L’exploitation toujours plus intensive de ce seul bassin pourrait consommer 10 % du budget carbone mondial disponible pour rester sous le seuil de 1,5 °C de réchauffement global [2]. Société Générale et son directeur Frédéric Oudéa ont le doigt sur le détonateur d’une véritable bombe climatique. Malgré tout, ils restent sourds aux constats scientifiques et appels de la société civile, préférant faire le jeu de la politique climaticide de Trump. C’est cette réalité que nous venons révéler au grand jour dans les agences de la banque, pour expliquer la responsabilité active du gaz dans le dérèglement climatique, et la responsabilité de Société Générale.” explique Lorette Philippot, des Amis de la Terre.
Le directeur général de Société Générale Frédéric Oudéa s’est engagé à décider d’ici la fin 2019 s’il maintiendrait ses soutiens à Rio Grande LNG et mènerait le financement du projet, pour lequel le gouvernement américain vient de donner son feu vert [3]. Trois de ses concurrentes, BNP Paribas, Crédit Agricole et Crédit Mutuel, ont déjà confirmé qu’elles ne soutiendraient pas le projet toxique [4]. “Société Générale osera-t-elle rester la seule banque française à nous précipiter vers le chaos climatique et à faire le jeu d’un président qui vient de sortir officiellement son pays de l’Accord de Paris ? Il est inacceptable qu’une banque française appuie sur l’accélérateur du dérèglement climatique : non seulement la banque doit se retirer du projet, mais de plus l’Etat doit prendre des mesures pour réguler l’activité des banques et permettre notamment la fin de leurs soutiens directs et indirects à l’expansion sans limite des hydrocarbures de schiste et de toutes les énergies fossiles.” estime Marie Cohuet d’Action Non-Violente COP21.

dimanche 21 avril 2019

La Défense bloquée toute la journée par les activistes du climat





L’opération « Bloquons la république des pollueurs » s’est révélée d’une ampleur inédite. Vendredi 19 avril, plus de 2.000 activistes écologistes ont bloqué les sièges d’EDF, de la Société Générale et de Total à la Défense, ainsi que le ministère de la Transition écologique. C’est la plus grande mobilisation de désobéissance civile non violente jamais organisée en France. Récit en mots et en images.

- La Défense (Hauts-de-Seine), reportage
Vendredi peu avant 9 h, [des activistes ont bloqué les entrées de trois différentes entreprises , à La Défense — EDF, Société générale et Total — ainsi que le ministère de la Transition écologique. Tandis que certains se sont assis, en « chenille », devant les portes et à l’intérieur des bâtiments, des colleurs ont entrepris de décorer l’espace et de taguer le sol, avec des slogans. « Macron, président des pollueurs », pouvait-on lire un peu partout.

-Lire ici notre récit détaillé et chronique durant la journée de vendredi Lire ici notre récit détaillé et chronologique durant la journée de vendredi

Des portraits présidentiels, réquisitionnés par dizaines depuis le 21 février dans les mairies par les activistes d’Action non-violente COP21 (ANV-COP21), afin de dénoncer le vide de la politique climat d’Emmanuel Macron, ont également fait leur apparition. Ils ont été placés à l’intérieur et à l’extérieur des tours, « afin de symboliser les réels lieux de pouvoir en France ». Des affiches du président de la République ont également été accolées à des écrans publicitaires. La peinture et la
colle utilisées pour cette transformation visuelle de l’espace étaient bios, ont assuré les activistes.




« La République des pollueurs, a déclaré à Reporterre la porte-parole d’Alternatiba Pauline Boyer, c’est l’alliance toxique entre les grands patrons des entreprises les plus polluantes et le gouvernement qui verrouille la lutte écologique et reste sourd à la mobilisation. Il est temps de faire de la désobéissance de masse. Tant que la politique du gouvernement se fera sous la pression des lobbies, Macron sera président de la “République des pollueurs” et on sera là pour lui barrer la route. » L’action a été pensée et organisée par Greenpeace France, Les Amis de la Terre, Alternatiba et ANV-COP21.

« La Société générale, c’est la dernière banque à financer les gaz de schiste »

Alice, 29 ans, faisait sa première action de désobéissance civile. En « chenille », elle bloquait une des entrées de la Société générale avec une dizaine d’autres personnes au moment où on leur a annoncé la « bonne nouvelle », autour de 9 h 30 : « Toutes les cibles visées ont été atteintes et des personnes se trouvent dans chacun des bâtiments visés. »




 Les activistes ont redécoré les lieux avec des affiches, des banderoles et des portraits présidentiels « réquisitionnés ». © NnoMan/Reporterre


Très vite, les policiers sont arrivés sur place, mais sans pouvoir empêcher les blocages. Quelques gaz lacrymogènes ont été envoyés, mais aucune action d’évacuation n’a été lancée dans la matinée. Les médiateurs, aussi appelés « peace keepers », avaient pour mission d’échanger avec les salariés des entreprises bloquées, et de leur expliquer l’action. Certains employés se sont montrés solidaires, d’autres très énervés. « La majorité d’entre eux étaient d’accord avec le message de notre action mais pas avec la méthode de blocage, nous a raconté Marc, devant la Société générale. Ils trouvent que c’est toujours la Société générale qui prend alors qu’il y a d’autres banques. C’est vrai, mais c’est la dernière banque à financer les gaz de schiste. Quand on leur a dit qu’on est aussi présents à EDF, à Total et au ministère, ils se sont détendus. Certains, des jeunes surtout, nous ont même dit merci. » À 10 h, les chanteurs HK et Kalun ont donné des concerts sous le soleil, devant EDF et la Société générale, participant à détendre l’ambiance.





Jon Palais, l’un des porte-parole d’ANV – COP21, a précisé à Reporterre le choix des « cibles » :
On bloque le siège de la Société Générale, la banque française numéro Un des énergies les plus sales. On bloque le siège de Total, qui fait partie des vingt entreprises les plus émettrices de CO2 au monde, et qui continue une logique extractiviste des énergies fossiles. On bloque le siège d’EDF, dont le mix énergétique, 10 % de renouvelables pour 70 % de nucléaire, ne permet pas de relever le défi climatique. Et on bloque le ministère de la Transition écologique et solidaire, qui est le complice de ces politiques des multinationales, puisqu’il autorise des projets qui vont totalement à l’encontre de tout ce que recommandent les climatologues : il autorise l’importation d’huile de palme par Total, ce qui va aggraver la déforestation donc le dérèglement climatique. Il autorise le projet de la Montagne d’or en Guyane qui va entraîner de la déforestation. Il autorise de grands projets d’infrastructure comme le Grand contournement ouest de Strasbourg. »
Vous pouvez relire nos articles sur ces différentes entreprises :

samedi 1 décembre 2018

Opération Nettoyage Société Générale






A Bayonne , à Toulouse on se prépare au grand nettoyage .

Pas question de passer l'éponge sur les agissements de la Société Générale. 

Pour ceux qui ne peuvent se déplacer , une petite action indirecte nationale est proposée : poster un max d'éponges au Siège, entre le 7 et le 14 décembre.










mercredi 21 juin 2017

Camps Climat Maury 2017


Pour la 1ère édition 2016 plus de 300 personnes avaient répondu à l'appel.

Cette année , pour  la cuvée Maury qui s'annonce très prometteuse , les 500 places disponibles se sont arrachées dès l'ouverture de la campagne d'inscriptions !



Pour tout savoir sur les raisons de cette mobilisation exceptionnelle c'est ICI .

mercredi 5 avril 2017

BNP Paribas Tête d'affiche ...



 " Choisis ta banque " :   Le guide  indispensable à diffuser largement  y compris...aux agences bancaires de votre commune de résidence.

lundi 3 avril 2017

Anniversaire des Panama Papers et BNP

  468 affiches pour 468 sociétés offshore

Paris, le 3 avril 2017 - A l’occasion du premier anniversaire de la révélation du scandale des Panama Papers, trente agences de BNP Paribas ont été recouvertes partout en France par 468 affichettes en référence à la création par la banque de 468 sociétés offshore pour la seule liste du cabinet Mossack Fonseca. Les Amis de la Terre, avec les Faucheurs de chaises, appellent à participer à la mobilisation contre le rôle de BNP Paribas dans l’évasion fiscale et le financement des énergies fossiles le 11 avril à Paris et à Bar-le-Duc à l’occasion du procès de Florent Compain.


A Nancy, Limoges, Paris, Angers, et plusieurs autres villes en France, les vitrines des agences de BNP Paribas ont été intégralement recouvertes par des affichettes "J’accuse" dénonçant le rôle de la banque dans l’évasion fiscale et le financement des énergies fossiles, comme les projets Dakota Access Pipeline et Texas LNG. Au total, ce sont près de 30 agences qui ont été recouvertes partout en France par des militants de différentes organisations.
468 affichettes précisément composaient ces patchworks, en référence aux 468 sociétés offshore créées par BNP Paribas pour elle-même et pour le compte de ses clients [1]. Ce chiffre avait été révélé en 2016 dans le cadre du scandale des Panama Papers issu de la fuite de documents confidentiels du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca qui mettait en lumière la création d’un grand nombre de sociétés offshore et le nom de leurs actionnaires.
Cette action s’ancre dans le cadre de la semaine internationale de mobilisation contre l’évasion fiscale #EndTaxHavens / #StopParadisFiscaux [2]. Elle annonce la journée de mobilisation du 11 avril, jour où le président des Amis de la Terre Florent Compain sera jugé à Bar-le-Duc, suite à une action des Faucheurs de Chaises. A Paris à 12h30, un rassemblement est annoncé au 16, boulevard des Italiens, devant le siège de la BNP Paribas. A Bar-le-Duc, la mobilisation locale commencera à 8h, une heure avant le début du procès. 150 organisations de la société civile internationale et française et des communautés impactées ont apporté leur soutien à Florent Compain et dénoncé le rôle de BNP Paribas dans l’évasion fiscale, le financement des énergies fossiles et le soutien à des entreprises responsables de violations des droits de l’homme [3] . Le 11 avril, à Paris comme à Bar-Le-Duc, nous mettrons la BNP Paribas sur le banc des accusés !

lundi 7 novembre 2016

BNP Stop Charbon !

Des militant-e-s des Amis de la Terre France et d’ANV COP21 transforment une agence de BNP Paribas en centrale à charbon

A Saumur, le 4 novembre 2016 - Très tôt ce matin, un groupe de militant-e-s pour la justice climatique a transformé une agence de BNP Paribas en centrale à charbon : une action symbolique pour dénoncer les financements cachés de la banque à ce secteur.


Après être grimpé sur le toit, un groupe de militants d’Angers et de Nantes, membres des Amis de la Terre France ou d’ANV-COP21, ont déroulé une immense banderole avec le message « BNP STOP CHARBON ». Au-dessus de la banderole, une cheminée noire de 3m de haut, abritant un fumigène, a libéré une épaisse fumée pendant quelques minutes.
Clotaire Cosnard, un des militants qui a participé à l’organisation et à la tenue de l’action explique : « Notre collectif a déjà organisé un lacher de ballons noirs en avril 2016, dans une agence BNP d’Angers, pour dénoncer le soutien de cette banque au secteur du charbon. Nous avions promis de continuer tant que BNP ne respectera pas ses engagements sur le climat : c’est ce que nous avons fait aujourd’hui et nous ne lâcherons rien ! »
Cette action non-violente arrive suite à la publication d’une note des Amis de la Terre France, en partenariat avec Fair Finance France, BankTrack et la fondation Development Yes – Open Pit No, sur les promesses non tenues des banques françaises en matière climatique, en particulier BNP Paribas. « Cela fait maintenant un an que BNP Paribas s’est engagée à ne plus financer les entreprises qui ne se diversifient pas en réduisant leurs activités dans le charbon. Pourtant BNP Paribas n’a toujours pas exclu une entreprise comme PGE, premier producteur d’électricité à base de charbon en Pologne...et qui a des projets d’investissements importants dans le secteur » explique Lucie Pinson, chargée de campagne Finance privée « Si BNP Paribas pense pouvoir s’engager publiquement pour le climat puis continuer en toute opacité de financer les entreprises comme PGE, elle se trompe » rajoute-t-elle.
Les Amis de la Terre France et leurs partenaires, demandent donc à BNP Paribas de mettre un terme à l’ensemble de ses soutiens au secteur du charbon, et de façon immédiate à exclure PGE de son porte-feuille de clients.
Contact presse :
Sylvain Angerand, sylvain.angerand@amisdelaterre.org et au 07 51 69 78 81.