vendredi 19 juin 2015

Tous en selle , Tous en selle ... Hé , Hé !

Bienvenue sur la planète Alternatiba !



Quelques jours après le départ des petits hommes verts , il reste le souvenir d'une journée qui restera gravée dans les mémoires de ceux qui pourront dire : " J'y étais ! ".

Et bien pour tous voici la journée comme si vous y étiez...

Partis le matin du 12 juin de Saint Gaudens après une nuit agitée , les Bicyclistes sont reçus à Cazères  par l'équipe de Cazères Ethique


Le temps que l'hymne du Tour résonne sous la halle et il faut repartir direction Auterive pour une deuxième partie d'étape qualifiée de  "musclée ".

Dans la montée de Latrape rebaptisée  " la ultima Pablo " la bonne humeur est presque sans faille...


Quelques coups de pédales plus tard c'est l'arrivée à Mauressac , lieu de rassemblement de la Vélorution .

Une courte pause qui permet d'accueillir les vaillants ariégeois et de se laisser un temps pour recharger les batteries .



et c'est reparti pour les 5 derniers kms et l'arrivée du cortège vélorutionnaire rythmé par la sono mobile et les slogans alternatibesques.


Pendant la conférence  et la cérémonie de jumelage



sur l'esplanade du Belvédère c'est  l'effervescence . Musique et danse  rythmées par l'accordéon de Jean Claude .




Pendant que Phil ... un coup de main


pour remettre en état une roue du tandem qui a pris un coup de chaud sur les pentes du Volvestre ( si , si Pablo je t'assure qu'il y avait des pentes...) , les animations se poursuivent sur les différents stands .
Certains se branchent à l'énergie 100 % renouvelable , locale et citoyenne d' Enercoop-Midi- Pyrénées

d'autres s' initient avec Véro  aux jeux éco-participatifs de la société Bioviva partenaire du Tour Alternatiba ou font l'emplette du dernier Naomi Klein proposé par la librairie du Cours Napoléon.

Iban lui a adopté l'un des T.Shirts personnalisés réalisés par les enfants de l'école primaire Michelet



 et découvrira les prototypes des vélos du prochain Tour Alternatiba tout droits sortis de l'imagination des petits auterivains.

Puis c'est l'instant tant attendu du repas sur le pouce proposé par notre traiteur :


Après un repos bien mérité...



peuplé de souvenirs de Biodiversité vélocipédique  , au matin  il faut songer à repartir le pour un accueil triomphal au Capitole .



et une arrivée pleine de pêche à la Daurade .


Tous en selle , tous en selle ... Hé , Hé !









mardi 16 juin 2015

La bataille du climat se joue maintenant, si on la perd, on perd toutes les autres...







Le 12 juin , Auterive accueillait le Tour Alternatiba , un événement festif et citoyen sur lequel nous reviendrons en images.

L'occasion d'un exposé éclairant effectué par Txetx Etcheverry et Iban Grossier  dont nous n'avons pu malheureusement enregistrer que l'introduction dans laquelle il est fait allusion à un épisode des élections municipales auterivaines à retrouver dans nos archives.



Toutefois ces extraits d'une interview donnée à  Reporterre resituent l'importance de l'enjeu et le contexte tel qu'il fut développé en ce vendredi salle du Belvédère à Auterive et comme il le sera tout au long des 187 étapes de ce Tour Alternatiba.

Txtex Etcheverry : « La bataille du climat se joue maintenant, si on la perd, on perd toutes les autres »

13 avril 2015 / Entretien avec Txetx Etcheverry - Propos recueillis par Barnabé Binctin



Engagé dans les années 1970 dans le combat pour l’indépendance du Pays Basque, Txetx Etcheverry est le fondateur de l’association écologiste Bizi qui, depuis 2007, dépoussière l’action militante, notamment à travers la dynamique Alternatiba. Rencontre sans fard avec ce militant intègre et infatigable.
Jean-Noël Etcheverry est un des animateurs de l’association écologiste Bizi et du mouvement Alternatiba. D’abord engagé dans les années 1970 dans le combat pour l’indépendance du Pays Basque, il est devenu syndicaliste et a découvert l’importance de l’écologie.
Avec Bizi, fondée en 2007 à Bayonne, il a monté une association écologique dynamique, alliant les interventions concrètes (et non-violentes) et la réflexion de fond. De Bizi est né le mouvement Alternatiba, qui organise des villages d’alternatives pour parer au changement climatique.

Reporterre - Le climat est au cœur de l’action de l’association Bizi. Comment le concept d’Alternatiba, villages d’alternatives au réchauffement climatique, est-il né ?
Txtex Etcheverry - Cela part d’une résignation générale après la conférence sur le climat de Copenhague en 2009. Un an après, tout le monde était passé à autre chose, les médias, la classe politique, l’ensemble de la société… Il était difficile de mobiliser et le contre-sommet de Cancun n’avait réuni que mille personnes, par exemple.
A ce moment, on nous disait qu’on pouvait mobiliser sur les gaz de schiste ou l’agriculture, mais qu’un mouvement construit sur le climat n’était pas possible. Pour nous, c’était une grande frustration car on avait vécu à fond la mobilisation de Copenhague.
On s’est demandé ce qu’il y avait eu de réel dans la prise de conscience qui avait précédé Copenhague et nous imprégnait encore, ce discours sur la menace centrale que représente le changement climatique pour l’avenir de l’humanité. La réflexion nous a fait comprendre qu’il ne fallait pas aborder le problème du climat comme problème, mais par les solutions. Les gens ne se sentent pas de prise sur le changement climatique, parce qu’il parait trop abstrait, immense et complexe, et d’autre part parce que les seules solutions envisagées jusqu’alors étaient l’accord de 200 chefs d’Etat.
Les gens se sentent impuissants. Alternatiba prend la question par l’autre bout : on ne dit plus qu’il faut attendre d’une grande réunion internationale la solution magique au réchauffement climatique. On dit qu’on peut faire plein de choses tout de suite, à partir des individus, des collectifs et des territoires.



Pourquoi faire du climat la mère de toutes les luttes écologistes ? Est-ce plus important que la biodiversité, par exemple ?
Le climat détermine tous les autres pans de la vie sur Terre, les conditions de guerre et de paix, les possibilités de maintenir une démocratie. Et la biodiversité ne résistera pas au changement climatique s’il s’aggrave encore. Tout le reste est conditionné par le climat.
Et puis, il y a une donnée particulière dans le climat, c’est le calendrier : on a dix ou quinze ans pour empêcher de passer à des seuils d’emballement irréversibles. Certes, en biodiversité, il y a aussi un calendrier pressant et on franchit des seuils, mais il y a des choses plus ou moins réversibles, on arrive à faire revivre des sols bétonnés et pollués…
En ce qui concerne le climat, une fois qu’on a franchi le seuil, c’est fini. Si l’on croit ce que nous disent les scientifiques, cette bataille est centrale. Si on la perd, on perd toutes les autres. Et cette bataille se joue maintenant.
Ce discours est-il audible par un large public ?
L’objectif est de mobiliser au-delà du cercle des gens convaincus. Car dans les mouvements militants, on fait souvent tout en petit cercle et on appelle ensuite la population à se joindre à l’événement. Alternatiba, c’est le contraire : on appelle les gens à venir d’entrée de jeu, et on construit avec eux.
Comment réunir des gens avec des niveaux de conscience et de politisation très différents ?
Il faut un concept éminemment pratique, afin que le maximum de gens puisse y trouver leur place, y compris des gens qui ne supportent pas les réunions ou qui ne vont jamais suivre un débat sur le changement climatique. Mais ces gens-là trouveront leur rôle en tant que cuisinier, électricien ou autre. C’est une manière d’organiser les choses : il ne faut surtout pas commencer par une discussion sur une charte pour le projet, parce que c’est le meilleur moyen de passer deux mois à s’écharper sur des point-virgules.
Il faut privilégier le pratico-pratique, avec des discussions sur la logistique, avec une première affiche pour communiquer, avant même le programme établi ou l’accord de la mairie. C’est le concret qui amène des gens nouveaux, alors qu’on ne les touchera jamais si on doit organiser six mois de réunion avant de lancer la machine.

 
Et puis, il faut démarcher selon des thématiques particulières. Si vous faites un espace recyclage par exemple, vous allez inviter des associations de couture ou de réparation qui n’ont a priori rien à voir avec l’écologie et le climat. Mais vous allez leur expliquer que leur activité est très bonne pour le climat. Et du coup, ils s’intègrent dans un événement dont l’enjeu central est le changement climatique, et les gens comprennent que leur pratique peut être liée à quelque chose qui lui donne plus de sens.


Vous vous dites « radicalo-pragmatique ». A Grenoble, Eric Piolle utilise la même formule. Est-ce la nouvelle ligne politique des écologistes ?
On se considère comme radicaux car on croit vraiment au slogan « changer le système pour ne pas changer le climat ». Il faut mettre autre chose en place que le capitalisme, la croissance et le productivisme si on veut rester dans les limites possibles de la Terre.
Mais on est pragmatiques car on a conscience du rapport de force. On ne parle pas de révolution, pour l’instant, on est incapables de la faire. Donc on lance des dynamiques qui permettent de créer des rapports de force favorables, d’être demain en capacité de gagner, même des petites batailles.

Car les solutions applicables par tous au quotidien existent bel et bien ce qu' Iban Grossier démontra avec un enthousiasme communicatif porteur d'un espoir symbolisé par le T.Shirt offert par les élèves de l'école de la Madeleine .


Solutions reprises dans un ouvrage accessible à tous qui devrait être le best seller de l'été :


couvlivre

A retrouver Bici !

jeudi 11 juin 2015

Pour un vrai choix de société...le 12 juin à Auterive



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Démesure pour le climat !

                                                                                             Des mesures pour le climat !


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mardi 9 juin 2015

Tour Alternatiba en route pour la Galaxie...locale.


 "Penser global , agir local "

Ce Tour Alternatiba est ancré dans les réalités des terroirs à l'opposé d'une politique " hors sol " qui voit un premier ministre dans l'obligation d'affrêter un avion de la République afin d'être en mesure d'honorer un calendrier chargé entre Finale de Foot Business à Berlin et séance de bronzette médiatique à Roland Garros.

Il est vrai que l'engagement pour le bien public crée des obligations.

Ainsi , chargé de déterminer le parcours qu'empruntera le Tour Alternatiba entre Cazères et Auterive , le C.A.T. aurait pu se contenter de transmettre par mail le parcours établi au moyen d'un logiciel dédié , mais il nous a semblé qu'une reconnaissance à vélo permettrait de mieux apprécier les difficultés du terrain ainsi que  le paysage.



Ce qui fut fait avec au passage quelques rencontres étonnantes .

Après avoir pris de l'altitude ce fut la rencontre avec la faune locale :


La découverte et la visite d'une entreprise locale :



 Sous les yeux de la population locale :



















Il ne restait plus qu'à communiquer en contactant une radio locale :

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Dont l'interview aux accents locaux est à découvrir Bici

Le 12 juin au matin , nous reprendrons à 7h17 en gare d'Auterive les transports locaux afin de rejoindre Cazères pour accompagner l'étape à vélo avec nos amis de Bayonne.

Pour ceux qui souhaiterait nous rejoindre sur le parcours , il suffit de cliquer  Bici .

Vous pouvez également nous rejoindre : Place de l'église à Mauressac


Et terminer la soirée à Auterive avec des acteurs locaux de la " vraie " vie associative et citoyenne.