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mercredi 12 mai 2021

Nous sommes tous des malfaiteurs !

 



 

Après 4 années d’instruction pour « association de malfaiteurs », des milliers d’heures d’écoutes par la gendarmerie, un dossier de 15.000 pages, des mètres cubes de matériel saisi, un harcèlement policier omniprésent dénoncé par la Ligue des Droits de l’Homme, l’heure de la mascarade judiciaire a sonné. Les 1er, 2 et 3 juin au Tribunal de Bar-le-Duc se tiendra le procès des sept « malfaiteurs » de la lutte à Bure. Des ami.e.s luttant contre le projet de méga-poubelle atomique Cigéo, ont été privé.e.s de leur liberté de circuler et empêché.e.s de se parler pendant de longues années. Cette procédure a constitué une peine et a tenté de paralyser tout un mouvement de résistance. Ce qu’on musèle chez ces personnes, c’est leur engagement antinucléaire, leurs convictions et leur liberté d’expression.

 

Nous sommes toutes des malfaiteurs !

Il n’y a toujours aucun déchet nucléaire à Bure. Pour autant, nous sommes à un moment charnière car Cigéo pourrait bientôt être reconnu d’utilité publique : expropriations, défrichement du Bois Lejuc et premiers chantiers pourraient voir le jour d’ici 2022. Nous ne nous laisserons pas faire.

Ce « procès des malfaiteurs » sera surtout le procès de CIGEO et du nucléaire.

Il est temps de dénoncer l’association de malfaiteurs comme outil de criminalisation de nos luttes. Cet outil juridique, issu des lois dites « scélérates » et de l’antiterrorisme, est utilisé pour tenter de paralyser toutes les formes d’auto-organisation partout en France et ailleurs : contre des Gilets Jaunes, des personnes des quartiers populaires, des antifascistes, des écologistes…

 

Leur justice en carton-pâte ne nous fait pas peur : le 1er, 2 et 3 juin, réunissons-nous à Bar-le-Duc devant le tribunal. Soyons nombreux.ses à affirmer notre opposition au nucléaire, à soutenir nos ami.e.s, à célébrer toutes nos luttes et à dénoncer cette instruction.

C’est le moment d’enterrer CIGEO !

RDV le 1er juin à partir de 9h à Bar-le-Duc sur la place Saint-Pierre

Tous les jours du procès : rassemblement devant le tribunal

Mardi 1er juin 14h : cortège festif !

Dans le  contexte de la pandémie de COVID-19, nous invitons chacun.e à prendre les mesures adéquates. Gel et masques seront à disposition en quantités suffisantes.

Faites tourner l’info, svp, le délai est très court pour mobiliser : parlez-en autour de vous !

 

Plus d’infos sur l’association de malfaiteurs sur le blog :  « Nous sommes tous des malfaiteurs »

Et un historique complet de l’affaire ICI

 


INFOS PRATIQUES ET PRÉ-PROGRAMME : ICI


APPEL A DONS POUR LE SOUTIEN ANTIREP :
Cliquez ICI


AFFICHES ET TRACTS à télécharger :

Affiche A3
Tract A5 couleur
Tract A5 noir & blanc

Si il ne vous est pas possible d’imprimer, nous pouvons le faire pour vous : envoyez un mail à 123proces@riseup.net en indiquant ce que vous souhaitez, en combien d’exemplaire, et pour quelle adresse !


CONTACTS :
Mail : 123proces@riseup.net
Blog : https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/
FB : @bureacuire2
TW : @BureaCuire
Newsletter : pour vous inscrire, écrivez à : noussommestousdesmalfaiteurs-subscribe (at) lists.riseup.net

21/04/2021

association de malfaiteurs
Bar-le-duc
Procès

Et sinon, 134

jeudi 17 octobre 2019

Ura...miam

C'est la saison des champignons... atomiques


Un champignon presque de l'ordre de la science-fiction. Michel Auché, un Girondin, a ramassé fin de semaine dernière un cèpe de 3,550 kilos. Mensurations du monstre : 42 centimètres de diamètre, 133 centimètres de circonférence, 8 centimètres d’épaisseur. "Samedi matin, j’ai ramassé un cèpe de 3,550 kg ! C’est le plus gros champignon que j’ai trouvé de toute ma vie", témoigne le Girondin auprès de nos confrères de Sud Ouest. Tellement surpris par sa trouvaille, le promeneur a montré son trésor à tous ses proches.
« Il était tellement gros que pour le mettre dans le panier, c’était un problème. Il a cassé sous son poids. Quand je l’ai coupé pour le cuisiner, ça m’a fait mal au cœur », témoigne le chercheur à succès.
Plus improbable encore, c'est le lieu où Michel a cueilli son champignon "extraterrestre". De son aveu, c'est à côté de la centrale nucléaire du Blayais que le cèpe a été ramassé.

Logo LaDepeche.frPublié le


vendredi 27 septembre 2019

Déchets nucléaires : la réalité en images


Le projet d’enfouissement de déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure, dans la Meuse, pourrait entrer cet automne dans une phase plus opérationnelle. Nous relayons l’appel d’organisations, associations et personnalités publiques, à converger massivement à Nancy ces 28 et 29 septembre pour la mobilisation « Vent de Bure », contre le projet Cigeo.
Depuis 25 ans, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) souhaite enfouir les déchets radioactifs les plus dangereux dans le sous-sol de Bure, dans la Meuse, au sein de l’installation Cigéo. Celui-ci va bientôt entrer dans une nouvelle phase. Alors que les travaux vont s’accélérer, c’est maintenant ou jamais qu’il faut nous unir pour y faire barrage !
Le dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC) devrait avoir lieu en 2020. L’instruction du projet devrait durer entre deux et trois ans. La construction du centre pourrait donc être autorisée rapidement par un simple décret du gouvernement. La bataille contre la poubelle nucléaire ne pourra pas se gagner uniquement en entravant son cheminement administratif mais en remportant le rapport de force.


Alors que tous les voyants sont au rouge !

À l’heure où le nucléaire collectionne déboires techniques, facture salée et désamour grandissant de la population, le projet Cigéo continue à être présenté comme la « solution » à l’accumulation de déchets radioactifs ingérables. Pourtant, entre impasse technique, échec de démontrabilité scientifique et impossible réversibilité, les risques du projet Cigéo sont bien énormes. L’Andra ne sait pas y apporter de réponse : ils sont insolubles et inhérents au stockage en profondeur. C’est bien ce qu’avouait dans un langage diplomate l’Autorité de sûreté nucléaire dans son avis sur le dossier d’options de sûreté de Cigéo en 2017.
Le projet s’annonce également comme un gouffre financier. En grande difficulté, les producteurs de déchets souhaitaient provisionner le moins possible pour leur gestion : par complaisance envers eux, le coût de Cigeo, initialement évalué à 34,5 milliards d’euros par l’Andra elle-même, a été fixé arbitrairement à 25 milliards. Même la Cour des Comptes, dans un rapport sorti en juillet 2019, bat en brèche ce calcul à la baisse. La facture va gonfler, c’est évident. Lorsque les faibles provisions constituées par les producteurs de déchets auront été dévorées par les premiers travaux, demandera-t-on aux contribuables de payer le reste ?

Une répression implacable, d’une ampleur inédite pour une lutte territoriale

Après deux ans d’inaction, l’offensive de l’Andra pourrait reprendre. Des travaux dits « préparatoires », car ils doivent être réalisés avant la construction du centre, débuteront sur le territoire sans doute dès l’automne 2019. Il s’agit de travaux de grande ampleur pour permettre l’adduction en eau, l’alimentation en énergie de Cigéo, ou encore de la réalisation d’importants travaux ferroviaires et routiers. Une fois ces travaux très coûteux réalisés, la construction de Cigéo apparaîtrait alors comme inévitable.
Cigéo est une aberration technique, financière et en plus ne constitue pas une solution au problème des déchets radioactifs. Or, celles et ceux qui le disent font face depuis deux ans à une répression implacable, d’une ampleur inédite pour une lutte territoriale. Les autorités publiques ont militarisé toute la zone, criminalisé et judiciarisé la lutte pour tenter de paralyser l’opposition au projet. Une instruction pour association de malfaiteurs a été ouverte et empêche dix personnes impliquées de rentrer en relation les unes avec les autres via la mise en place de contrôles judiciaires hautement liberticides. Ce harcèlement vient d’être dénoncé par la Ligue des Droits de l’Homme et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme.

Mettre en échec la filière nucléaire

On a toutes et tous de bonnes raisons de dire non :
- Se mobiliser contre Cigéo, c’est dire non à la fuite en avant que constitue la poursuite de la production de déchets radioactifs ingérables. C’est dire non à une « fausse solution » et à un projet imposé aux impacts sociaux et écologiques démesurés. C’est dire non au rouleau compresseur des autorités qui, après avoir écarté unilatéralement toutes les autres options, présentent ce projet dangereux comme incontournable.
- Se mobiliser contre Cigéo, c’est dire non à la criminalisation des personnes qui s’opposent à la destruction des territoires au nom d’un projet absurde. C’est refuser les atteintes aux droits fondamentaux et les entraves à la liberté d’association.
- Se mobiliser contre Cigéo, c’est dire non à un projet représentatif d’un vieux monde fondé sur une course énergétique sans frein.
- Enfin, se mobiliser contre Cigéo, c’est mettre en échec la filière nucléaire qui a besoin d’un exutoire à ses déchets pour pouvoir se relancer. Or, le nucléaire est une filière à bout de souffle, une énergie du passé. Les activités d’extraction de l’uranium se font dans des conditions sociales et écologiques désastreuses depuis des décennies. La transformation de l’uranium ainsi que les activités liées à la production d’énergie nucléaire comme la construction, la maintenance, ou le démantèlement des installations ne sont pas neutres en CO2 en plus d’engendrer d’autres types de pollutions.
Avec les risques d’irradiation auxquels ces activités exposent, on est ainsi très loin de l’énergie propre, pas chère et non carbonée à laquelle le lobby nucléaire voudrait nous faire croire ! Les activités nucléaires sont par ailleurs extrêmement vulnérables aux variations de température et notamment aux fortes chaleurs qui empirent leurs effets. Et contrairement à ce que veut nous faire croire le lobby, le nucléaire ne sauvera pas le climat ! Pour sauver le climat, le nucléaire c’est trop tard, trop cher, et trop risqué ! Le nucléaire et Cigéo ne constituent donc en aucun cas une réponse à l’urgence climatique.
Samedi 28 septembre, nous serons ensemble à Nancy pour un temps d’envergure nationale. Construisons un front commun et solidaire pour mettre en échec le rouleau compresseur du projet Cigeo.
Nous vous donnons donc rendez-vous à 14h sur le Cours Leopold, à Nancy pour le temps fort du week-end, qui promet d’être revendicatif... et un peu décalé !
- Retrouvez la liste des signataires
- Pour plus d’infos (programmation, accès en bus et covoiturage, hébergement...) : https://ventdebure.com
- La page de l’événement



Source : BASTA

samedi 30 mars 2019

L' Atomik Tour à Toulouse





L’équipe de l’Atomik Tour sera à Toulouse les 3 et 4 avril. Nous les accueillons pour une soirée d’échanges.
L’Atomik Tour, c’est qui ?
Une petite équipe militante issue de la lutte à Bure contre la grosse poubelle nucléaire.
L’Atomik Tour, c’est quoi ?
Un tour de la France (nucléaire) à la rencontre de la population et des groupes localement en lutte et en résistance, contre le nucléaire ou les GPII (Grands Projets Intitules et Imposés).
L’Atomik Tour, pourquoi ?
- Pour apporter une alternative au débat public officiel qui traite seulement de la gestion des déchets nucléaires : certaines associations y participeront, d’autres le boycotteront. L’Atomik Tour, sort du cadre imposé par ce débat public en venant discuter avec les gens directement dans leur région, non pas seulement de ses déchets mais de l’ensemble de la filière nucléaire que nous remettons en question.
- Pour tracer le paysage des luttes et alternatives locales en sollicitant les groupes actifs, anti-nucléaires ou pas.
Atomik Tour 2019 à Toulouse
Les 3 et 4 avril prochains, l'Atomik Tour, fait étape à Toulouse. C'est un tour de la France (anti-nucléaire) à la rencontre de la population et des groupes en lutte et en résistance, contre le nucléaire ou les GPII (Grands Projets Intitules et Imposés).
C'est une initiative d'une petite troupe de militants issus de la lutte contre le projet de poubelle à Bure :
* pour  apporter une alternative au débat public officiel (qui se tiendra prochainement, organisé par la Commission Nationale du Débat Public) en venant discuter avec les gens directement dans leur région, non pas seulement de ses déchets mais de l’ensemble de la filière nucléaire que nous remettons en question. Nous voulons, en particulier, mettre en évidence le lien forgé entre la population  française et « l’atome ». 
* pour tracer le paysage des luttes et alternatives locales en partageant avec les groupes locaux informations et connaissances sur nos luttes mutuelles : leur histoire comme leurs objectifs et surtout leurs points communs. Nous voulons tisser du lien de résistance entre les luttes. 

 Programme complet de l'étape du 2 au 4 avril