Après 4
années d’instruction pour « association de malfaiteurs », des milliers
d’heures d’écoutes par la gendarmerie, un dossier de 15.000 pages, des
mètres cubes de matériel saisi, un harcèlement policier omniprésent
dénoncé par la Ligue des Droits de l’Homme, l’heure de la mascarade
judiciaire a sonné. Les 1er, 2 et 3 juin au Tribunal de Bar-le-Duc se
tiendra le procès des sept « malfaiteurs » de la lutte à Bure. Des
ami.e.s luttant contre le projet de méga-poubelle atomique Cigéo, ont
été privé.e.s de leur liberté de circuler et empêché.e.s de se parler
pendant de longues années. Cette procédure a constitué une peine et a
tenté de paralyser tout un mouvement de résistance.Ce qu’on musèle chez ces personnes, c’est leur engagement antinucléaire, leurs convictions et leur liberté d’expression.
Nous sommes toutes des malfaiteurs !
Il n’y a toujours aucun déchet nucléaire à Bure. Pour autant, nous
sommes à un moment charnière car Cigéo pourrait bientôt être reconnu
d’utilité publique : expropriations, défrichement du Bois Lejuc et
premiers chantiers pourraient voir le jour d’ici 2022. Nous ne nous
laisserons pas faire.
Ce « procès des malfaiteurs » sera surtout le procès de CIGEO et du nucléaire.
Il est temps de dénoncer l’association de malfaiteurs comme outil de criminalisation de nos luttes.
Cet outil juridique, issu des lois dites « scélérates » et de
l’antiterrorisme, est utilisé pour tenter de paralyser toutes les formes
d’auto-organisation partout en France et ailleurs : contre des Gilets
Jaunes, des personnes des quartiers populaires, des antifascistes, des
écologistes…
Leur justice en carton-pâte ne nous fait pas peur :
le 1er, 2 et 3 juin, réunissons-nous à Bar-le-Duc devant le tribunal.
Soyons nombreux.ses à affirmer notre opposition au nucléaire, à soutenir
nos ami.e.s, à célébrer toutes nos luttes et à dénoncer cette
instruction.
C’est le moment d’enterrer CIGEO !
RDV le 1er juin à partir de 9h à Bar-le-Duc sur la place Saint-Pierre
Tous les jours du procès : rassemblement devant le tribunal
Mardi 1er juin 14h : cortège festif !
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, nous invitons chacun.e à
prendre les mesures adéquates. Gel et masques seront à disposition en
quantités suffisantes.
Faites tourner l’info, svp, le délai est très court pour mobiliser : parlez-en autour de vous !
Si il ne vous est pas possible d’imprimer, nous pouvons le faire pour vous : envoyez un mail à 123proces@riseup.net en indiquant ce que vous souhaitez, en combien d’exemplaire, et pour quelle adresse !
CONTACTS : Mail : 123proces@riseup.net Blog : https://noussommestousdesmalfaiteurs.noblogs.org/ FB : @bureacuire2 TW : @BureaCuire Newsletter : pour vous inscrire, écrivez à : noussommestousdesmalfaiteurs-subscribe (at) lists.riseup.net
Un champignon presque de l'ordre de la science-fiction. Michel Auché,
un Girondin, a ramassé fin de semaine dernière un cèpe de 3,550 kilos.
Mensurations du monstre : 42 centimètres de diamètre, 133 centimètres de
circonférence, 8 centimètres d’épaisseur. "Samedi matin, j’ai ramassé
un cèpe de 3,550 kg ! C’est le plus gros champignon que j’ai trouvé de
toute ma vie", témoigne le Girondin auprès de nos confrères de Sud Ouest. Tellement surpris par sa trouvaille, le promeneur a montré son trésor à tous ses proches.
« Il était tellement gros que pour le mettre dans le panier, c’était
un problème. Il a cassé sous son poids. Quand je l’ai coupé pour le
cuisiner, ça m’a fait mal au cœur », témoigne le chercheur à succès.
Plus improbable encore, c'est le lieu où Michel a cueilli son
champignon "extraterrestre". De son aveu, c'est à côté de la centrale
nucléaire du Blayais que le cèpe a été ramassé.
Le
projet d’enfouissement de déchets radioactifs dans le sous-sol de Bure,
dans la Meuse, pourrait entrer cet automne dans une phase plus
opérationnelle. Nous relayons l’appel d’organisations, associations et
personnalités publiques, à converger massivement à Nancy ces 28 et 29
septembre pour la mobilisation « Vent de Bure », contre le projet Cigeo.
Depuis
25 ans, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets
radioactifs) souhaite enfouir les déchets radioactifs les plus dangereux
dans le sous-sol de Bure, dans la Meuse, au sein de l’installation
Cigéo. Celui-ci va bientôt entrer dans une nouvelle phase. Alors que les
travaux vont s’accélérer, c’est maintenant ou jamais qu’il faut nous
unir pour y faire barrage !
Le dépôt de la demande d’autorisation de création (DAC) devrait avoir
lieu en 2020. L’instruction du projet devrait durer entre deux et trois
ans. La construction du centre pourrait donc être autorisée rapidement
par un simple décret du gouvernement. La bataille contre la poubelle
nucléaire ne pourra pas se gagner uniquement en entravant son
cheminement administratif mais en remportant le rapport de force.
Alors que tous les voyants sont au rouge !
À l’heure où le nucléaire collectionne déboires techniques, facture
salée et désamour grandissant de la population, le projet Cigéo continue
à être présenté comme la « solution » à l’accumulation de déchets
radioactifs ingérables. Pourtant, entre impasse technique, échec de
démontrabilité scientifique et impossible réversibilité, les risques du
projet Cigéo sont bien énormes. L’Andra ne sait pas y apporter de
réponse : ils sont insolubles et inhérents au stockage en profondeur.
C’est bien ce qu’avouait dans un langage diplomate l’Autorité de sûreté
nucléaire dans son avis sur le dossier d’options de sûreté de Cigéo en 2017.
Le projet s’annonce également comme un gouffre financier. En grande
difficulté, les producteurs de déchets souhaitaient provisionner le
moins possible pour leur gestion : par complaisance envers eux, le coût
de Cigeo, initialement évalué à 34,5 milliards d’euros par l’Andra
elle-même, a été fixé arbitrairement à 25 milliards. Même la Cour des
Comptes, dans un rapport sorti en juillet 2019, bat en brèche
ce calcul à la baisse. La facture va gonfler, c’est évident. Lorsque
les faibles provisions constituées par les producteurs de déchets auront
été dévorées par les premiers travaux, demandera-t-on aux contribuables
de payer le reste ?
Une répression implacable, d’une ampleur inédite pour une lutte territoriale
Après deux ans d’inaction, l’offensive de l’Andra pourrait reprendre.
Des travaux dits « préparatoires », car ils doivent être réalisés avant
la construction du centre, débuteront sur le territoire sans doute dès
l’automne 2019. Il s’agit de travaux de grande ampleur pour permettre
l’adduction en eau, l’alimentation en énergie de Cigéo, ou encore de la
réalisation d’importants travaux ferroviaires et routiers. Une fois ces
travaux très coûteux réalisés, la construction de Cigéo apparaîtrait
alors comme inévitable.
Cigéo est une aberration technique, financière et en plus ne
constitue pas une solution au problème des déchets radioactifs. Or,
celles et ceux qui le disent font face depuis deux ans à une répression
implacable, d’une ampleur inédite pour une lutte territoriale. Les
autorités publiques ont militarisé toute la zone, criminalisé et
judiciarisé la lutte pour tenter de paralyser l’opposition au projet.
Une instruction pour association de malfaiteurs a été ouverte et empêche
dix personnes impliquées de rentrer en relation les unes avec les
autres via la mise en place de contrôles judiciaires hautement
liberticides. Ce harcèlement vient d’être dénoncé par la Ligue des Droits de l’Homme et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme.
Mettre en échec la filière nucléaire
On a toutes et tous de bonnes raisons de dire non : Se
mobiliser contre Cigéo, c’est dire non à la fuite en avant que
constitue la poursuite de la production de déchets radioactifs
ingérables. C’est dire non à une « fausse solution » et à un projet
imposé aux impacts sociaux et écologiques démesurés. C’est dire non au
rouleau compresseur des autorités qui, après avoir écarté
unilatéralement toutes les autres options, présentent ce projet
dangereux comme incontournable. Se
mobiliser contre Cigéo, c’est dire non à la criminalisation des
personnes qui s’opposent à la destruction des territoires au nom d’un
projet absurde. C’est refuser les atteintes aux droits fondamentaux et
les entraves à la liberté d’association. Se
mobiliser contre Cigéo, c’est dire non à un projet représentatif d’un
vieux monde fondé sur une course énergétique sans frein. Enfin,
se mobiliser contre Cigéo, c’est mettre en échec la filière nucléaire
qui a besoin d’un exutoire à ses déchets pour pouvoir se relancer. Or,
le nucléaire est une filière à bout de souffle, une énergie du passé.
Les activités d’extraction de l’uranium se font dans des conditions
sociales et écologiques désastreuses depuis des décennies. La
transformation de l’uranium ainsi que les activités liées à la
production d’énergie nucléaire comme la construction, la maintenance, ou
le démantèlement des installations ne sont pas neutres en CO2 en plus
d’engendrer d’autres types de pollutions.
Avec les risques d’irradiation auxquels ces activités exposent, on
est ainsi très loin de l’énergie propre, pas chère et non carbonée à
laquelle le lobby nucléaire voudrait nous faire croire ! Les activités
nucléaires sont par ailleurs extrêmement vulnérables aux variations de
température et notamment aux fortes chaleurs qui empirent leurs effets.
Et contrairement à ce que veut nous faire croire le lobby, le nucléaire
ne sauvera pas le climat ! Pour sauver le climat, le nucléaire c’est
trop tard, trop cher, et trop risqué ! Le nucléaire et Cigéo ne
constituent donc en aucun cas une réponse à l’urgence climatique. Samedi 28 septembre,
nous serons ensemble à Nancy pour un temps d’envergure nationale.
Construisons un front commun et solidaire pour mettre en échec le
rouleau compresseur du projet Cigeo.
Nous vous donnons donc rendez-vous à 14h sur le Cours Leopold, à
Nancy pour le temps fort du week-end, qui promet d’être revendicatif...
et un peu décalé ! Retrouvez la liste des signataires Pour plus d’infos (programmation, accès en bus et covoiturage, hébergement...) : https://ventdebure.com La page de l’événement
L’équipe de l’Atomik Tour sera à Toulouse les 3 et 4 avril. Nous les accueillons pour une soirée d’échanges. L’Atomik Tour, c’est qui ? Une petite équipe militante issue de la lutte à Bure contre la grosse poubelle nucléaire. L’Atomik Tour, c’est quoi ? Un tour de la France (nucléaire) à la rencontre de la population et des groupes localement en lutte et en résistance, contre le nucléaire ou les GPII (Grands Projets Intitules et Imposés). L’Atomik Tour, pourquoi ? Pour apporter une alternative au débat public officiel qui traite seulement de la gestion des déchets nucléaires : certaines associations y participeront, d’autres le boycotteront. L’Atomik Tour, sort du cadre imposé par ce débat public en venant discuter avec les gens directement dans leur région, non pas seulement de ses déchets mais de l’ensemble de la filière nucléaire que nous remettons en question. Pour tracer le paysage des luttes et alternatives locales en sollicitant les groupes actifs, anti-nucléaires ou pas. Atomik Tour 2019 à Toulouse
Les 3 et 4 avril prochains, l'Atomik Tour, fait étape à Toulouse. C'est un tour de la France (anti-nucléaire) à la rencontre de la population et des groupes en lutte et en résistance, contre le nucléaire ou les GPII (Grands Projets Intitules et Imposés).
C'est une initiative d'une petite troupe de militants issus de la lutte contre le projet de poubelle à Bure :
* pour apporter une alternative au débat public officiel (qui se tiendra prochainement, organisé par la Commission Nationale du Débat Public) en venant discuter avec les gens directement dans leur région, non pas seulement de ses déchets mais de l’ensemble de la filière nucléaire que nous remettons en question. Nous voulons, en particulier, mettre en évidence le lien forgé entre la population française et « l’atome ».
* pour tracer le paysage des luttes et alternatives locales en partageant avec les groupes locaux informations et connaissances sur nos luttes mutuelles : leur histoire comme leurs objectifs et surtout leurs points communs. Nous voulons tisser du lien de résistance entre les luttes.